Les classes du DPE à Saint-Nazaire
Mis à jour : août 2026
En bref
Sur les 23 401 DPE réalisés à Saint-Nazaire, 44,5 % des logements sont classés C et 34,4 % en D. Le parc, issu à 53,8 % de la Reconstruction, est correctement classé mais ne compte que 2,7 % de logements A ou B, contre 6,5 % en France.
Un parc né d'une seule décennie
53,8 % des logements nazairiens diagnostiqués datent de la période 1948-1974. Aucune autre tranche ne s'en approche : la deuxième, 2006-2012, ne pèse que 11,8 %.
Cette concentration est la marque directe de la reconstruction d'une ville détruite pendant la Seconde Guerre mondiale et rebâtie en deux décennies. Le parc en porte encore la signature soixante-dix ans plus tard.
Une homogénéité qui se lit dans les classes
Ce bâti d'une même génération produit des performances proches. La classe C rassemble 44,5 % du parc et la classe D 34,4 % : à elles deux, près de quatre logements sur cinq.
La France répartit ses logements plus largement, avec 36,7 % en C et 31,1 % en D. Saint-Nazaire est donc à la fois mieux placée sur le haut du milieu de tableau, et plus resserrée.
Peu de passoires, mais presque pas d'excellence
Les classes F et G ne représentent que 5,4 % du parc nazairien, contre 9,8 % en France. C'est un bon résultat, qui doit beaucoup au climat océanique et à la relative jeunesse du bâti.
Mais les classes A et B ne pèsent que 2,7 %, contre 6,5 % nationalement. La ville compte donc peu de logements en difficulté et peu de logements réellement performants : son parc se tient au milieu, sans exception dans un sens ni dans l'autre.
La dalle béton, avantage et limite
Le bâti de la Reconstruction repose sur des structures béton et des plans réguliers, avec des mitoyennetés nombreuses en collectif. Cette compacité limite les surfaces de déperdition et explique en partie les bons résultats du parc.
Sa limite tient à l'enveloppe : ces immeubles ont été bâtis avant toute réglementation thermique, et leurs murs n'ont reçu d'isolation qu'à l'occasion de rénovations ultérieures, inégalement menées.
Maisons et appartements, un écart de plus du triple
Les 4 264 maisons diagnostiquées affichent 12,4 % de logements classés F ou G. Les 18 122 appartements s'arrêtent à 3,7 %.
L'écart, de plus du triple, s'explique par la compacité évoquée plus haut : une maison individuelle expose ses quatre façades et sa toiture, là où un appartement d'étage courant n'expose qu'une ou deux parois.
Six logements sur dix au gaz
60,5 % des logements nazairiens sont chauffés au gaz naturel, 27,6 % à l'électricité et 9,7 % par le réseau de chaleur urbain.
Cette répartition compte, car la baisse du coefficient de conversion en énergie primaire entrée en vigueur au 1er janvier 2026 ne bénéficie qu'à la part électrique. Pour la majorité des propriétaires nazairiens, l'étiquette ne bougera qu'avec des travaux.
Ce que chaque lettre implique
Les classes F et G sont dites passoires thermiques. Un logement G ne peut plus faire l'objet d'un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025, un logement F ne le pourra plus au 1er janvier 2028, un logement E au 1er janvier 2034.
À Saint-Nazaire, cela vise 1 258 logements aujourd'hui et 3 068 de plus à l'horizon 2034. Voir la page passoire thermique.
Vérifier sa classe
Un DPE réalisé avant juillet 2021 n'est plus valable : sa classe ne peut plus être opposée ni figurer dans une annonce. Le DPE doit alors être refait.
À la vente, il rejoint le dossier de diagnostics de vente. Sur un bien en monopropriété classé F ou G, un audit énergétique s'y ajoute et chiffre le parcours de travaux.
Questions fréquentes
Quelle est la classe la plus fréquente à Saint-Nazaire ?
La classe C, avec 44,5 % des 23 401 DPE de la commune, devant la classe D à 34,4 %. À elles deux, près de quatre logements sur cinq.
Pourquoi le parc nazairien est-il si homogène ?
Parce que 53,8 % des logements datent de la période 1948-1974, celle de la reconstruction d'une ville détruite pendant la Seconde Guerre mondiale et rebâtie en deux décennies.
Saint-Nazaire compte-t-elle beaucoup de passoires ?
Moins que la moyenne : 5,4 % du parc contre 9,8 % en France. Mais elle compte aussi peu de logements performants, 2,7 % de A ou B contre 6,5 % nationalement.
Pourquoi les maisons sont-elles moins bien classées ?
12,4 % des maisons sont classées F ou G contre 3,7 % des appartements. Une maison expose ses quatre façades et sa toiture, là où un appartement d'étage courant n'expose qu'une ou deux parois.
La réforme du coefficient électricité m'aide-t-elle ?
Seulement si votre logement est électrique, ce qui vise 27,6 % du parc. Les 60,5 % chauffés au gaz naturel n'en tirent aucun bénéfice.
Sources officielles
- Service-Public.fr : Diagnostic de performance énergétique (DPE) · Obligations, validité et contenu du DPE.
- ADEME : Observatoire des DPE et audits · Statistiques publiques des DPE réalisés en France.
- Géorisques (ministère de la Transition écologique) · État des risques par adresse (inondation, argiles, termites, radon).
- Annuaire officiel des diagnostiqueurs certifiés · Vérifier la certification d'un diagnostiqueur.