Le DPE des logements de la Reconstruction à Saint-Nazaire

Mis à jour : août 2026

En bref

53,8 % des logements nazairiens diagnostiqués datent de 1948-1974. Cette cohorte compte 7,7 % de passoires contre 5,4 % pour la ville.

Sa particularité : 19 % de chauffage électrique, dont l'étiquette s'améliore mécaniquement avec la baisse du coefficient de conversion.

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Un parc massivement issu d'un même plan

53,8 % des logements nazairiens relèvent de la période 1948-1974, et 6,4 % seulement d'avant 1948. La ville a été reconstruite selon un plan d'ensemble, avec des îlots ouverts et des immeubles alignés sur des voies larges.

Cette homogénéité a une conséquence directe sur le DPE : les logements d'un même quartier partagent souvent le même mode constructif, donc les mêmes faiblesses thermiques et les mêmes leviers de travaux.

Le chauffage électrique, marqueur nazairien

19 % des logements de cette cohorte sont chauffés à l'électricité, une part notable pour un parc bâti avant 1974. Elle traduit les conversions opérées dans les décennies suivantes, quand l'électricité était présentée comme la solution moderne.

Ce choix a longtemps pesé. Le DPE convertit l'électricité consommée en énergie primaire, et ce coefficient valait 2,58 jusqu'en 2022, puis 2,3 pendant quatre ans. Il a fortement baissé depuis.

Un coefficient abaissé deux fois

Le coefficient est passé de 2,3 à 1,9 au 1er janvier 2026, en application de l'arrêté du 13 août 2025. L'arrêté du 19 août 2026 le ramène à 1,7 au 1er janvier 2027.

Pour un logement tout électrique, la consommation conventionnelle affichée baisse d'environ un quart en deux ans, sans le moindre travaux. Les 19 % de logements nazairiens de cette cohorte chauffés à l'électricité en bénéficient mécaniquement.

La cohorte est plus passoire que la ville

7,7 % des logements de 1948-1974 sont classés F ou G, contre 5,4 % pour l'ensemble de la ville. L'écart est net et contredit l'idée qu'un logement d'après-guerre serait moins concerné qu'un logement ancien.

La raison tient au calendrier : ces immeubles ont été bâtis avant toute exigence thermique, la première réglementation datant de 1974, et souvent avec des matériaux économiques dans un contexte d'urgence.

Ce que l'on trouve dans ces immeubles

Ossature béton, remplissage en agglomérés ou en béton banché sans isolant, toitures-terrasses rarement traitées à l'origine, menuiseries bois à simple vitrage souvent remplacées depuis.

Les toitures-terrasses méritent une attention particulière : elles représentent une surface déperditive importante et leur réfection est l'occasion d'ajouter l'isolation qui manque, à un coût marginal une fois l'échafaudage en place.

Le gaz, majoritaire malgré tout

61 % de la cohorte reste chauffée au gaz, en chaufferie collective ou en chaudière individuelle. Le remplacement d'une chaudière ancienne par un modèle à condensation apporte un gain réel mais limité si les murs ne sont pas isolés.

L'ordre des travaux compte : isoler d'abord permet de dimensionner ensuite un équipement plus petit, donc moins cher à l'achat et à l'usage. L'audit énergétique établit cette hiérarchie.

Le poids du collectif

80 % des logements de la cohorte sont des appartements. Isolation des façades, réfection des terrasses et remplacement de la chaufferie relèvent donc de la copropriété.

Ces travaux d'ensemble améliorent la note de tous les lots simultanément, ce qui les rend plus efficaces qu'une somme d'interventions individuelles. Le vote en assemblée générale reste le passage obligé.

À la vente ou à la location

Le DPE accompagne les autres diagnostics de vente. Sur ce parc d'après 1949, le constat plomb ne s'applique généralement pas, mais le repérage amiante reste fréquent, les matériaux amiantés ayant été utilisés jusqu'en 1997.

La Loire-Atlantique étant couverte par un arrêté préfectoral, le constat termites complète le dossier.

Questions fréquentes

Quelle part du parc nazairien date de la Reconstruction ?

53,8 % des logements diagnostiqués relèvent de 1948-1974, contre 6,4 % seulement d'avant 1948. La ville a été reconstruite selon un plan d'ensemble en îlots ouverts.

Le chauffage électrique pénalise-t-il encore le DPE ?

Moins qu'avant. Le coefficient de conversion en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9 au 1er janvier 2026 et descendra à 1,7 au 1er janvier 2027 : la consommation affichée d'un logement tout électrique baisse d'environ un quart en deux ans.

Comment améliorer un logement chauffé aux convecteurs ?

Le remplacement par une pompe à chaleur divise la consommation d'électricité par trois à quatre et déplace la note sans toucher au bâti. C'est souvent le geste le plus rentable sur ce parc.

Les logements de 1948-1974 sont-ils plus performants que l'ancien ?

Non : 7,7 % sont classés F ou G contre 5,4 % pour l'ensemble de la ville. Ils ont été bâtis avant toute exigence thermique, la première réglementation datant de 1974.

Par quoi commencer dans un immeuble nazairien ?

Les toitures-terrasses et les façades, qui représentent l'essentiel des déperditions. Isoler avant de changer la chaudière permet de dimensionner un équipement plus petit, moins cher à l'achat et à l'usage.

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